lucas blondeel

critic

Franz Schubert: 'Impromptus'. Lucas Blondeel (piano). Klaracd

Vorig seizoen toerde pianist Lucas Blondeel met de voorstelling Ongeveer Schubert. Daarin wisselde hij live pianomuziek af met een film waarin de jazzpianist Jef Neve opgevoerd werd als een alternatieve Schubert.

Op een cd breidt Lucas Blondeel de Impromptus van de voorstelling uit tot de volledige reeks van het opus 90 en 142. Tijdens de proeven van de jongste Elisabethwedstrijd toonde Lucas Blondeel zich een beminnelijk pianist met een voorkeur voor zachte contouren. Die ingesteldheid komt uitstekend van pas in het kleine gebaar dat Schubert met zijn Impromptus stelt. Blondeel speelt ze met een pakkende eenvoud. Dat valt nog het meest op in de bekende exemplaren uit het opus 90. Bij Blondeel is er geen drang naar geforceerde originaliteit. De serene weergave van de partituur levert al genoeg muzikale charme op. Hij zet alle mogelijkheden in van de moderne vleugelpiano en blijft tegelijk trouw aan de klassieke stijl van de Impromptus. Hoe gedifferentieerd dat kan klinken, is duidelijk in het opus 142/3. De uitvoering van de variatiereeks getuigt van een levendige fantasie, gecombineerd met een elegante smaak. (vr)

VR; De Standaard (04-03-2008)



Lucas, pianiste belge sur les traces de Clara Haskil

Le concours de piano touche à sa fin: finale ce soir à Vevey avec l'OCL. Dimanche, 6 des 78 pianistes venus des quatre coins du monde ont disputé leur place pour l'ultime épreuve. Lucas Blondeel en était. Récit d'une journée sous haute pression.


«Il faudrait qu'on prenne le petit-déjeuner sans trop tarder, sinon je vais louper le train.» Lucas Blondeel, pianiste belge de 26 ans, est l'un des 78?concurrents venus de partout dans le monde pour participer au Concours Clara-Haskil, qui se tient tous les deux ans à Vevey. En ce dimanche matin, une journée décisive s'ouvre devant lui. Il fait partie des six derniers candidats encore en lice pour les demi-finales. Dans la famille qui l'accueille sur les hauts de Blonay, on est aux petits soins pour lui.

Apprivoiser le piano
Cependant, c'est en train et seul qu'il tient à se rendre aux répétitions ainsi qu'aux épreuves. Des moments précieux à la faveur desquels il se détend, admirant les paysages ou se plongeant dans le livre de John le Carré qui partage une place dans son sac en plastique avec ses partitions. Midi, entrée des artistes: il a trente minutes pour tester le piano installé sur la scène du Théâtre de Vevey. La salle est encore vide, seuls quelques techniciens de la TSR installent du matériel. Lucas Blondeel joue en solitaire La Truite de Schubert, quintette pour piano et cordes. S'il s'est déjà produit deux fois sous le regard des sept membres du jury, dont l'autorité domine au balcon, c'est cependant la première fois qu'il a la possibilité de travailler sur l'instrument. Un autre candidat, arrivé entre-temps, prend sa place.
Quarante minutes à attendre avant d'avoir un train pour remonter à Blonay. L'occasion de s'installer sur une terrasse, alors que Vevey se lève lentement de la soirée tardive qu'elle a passée en compagnie d'Elton John. «Les concours, c'est mauvais pour la santé, observe Lucas Blondeel. C'est une telle pression. Aussi, il faut savoir relativiser, sinon on se fait du mal. Il y a une part de chance.»
Depuis trois mois, il prépare Clara-Haskil à plein temps après avoir été demi-finaliste au Concours Reine-Elisabeth au mois de mai, à Bruxelles. Pas rien. Pourquoi faire des concours? «Non pas pour devenir une star, mais juste pour avoir l'occasion de jouer en concert plus souvent grâce à la reconnaissance que cela apporte, explique-t-il. Comme musicien, il faut rester fidèle à soi-même, ne pas chercher à impressionner, mais toucher, émouvoir et exprimer ce que l'on a à exprimer.

Attendre les résultats: le pire moment
En fin de journée, après la prestation des trois premiers demi-finalistes dans l'après-midi, Lucas Blondeel a encore vingt minutes pour répéter sa pièce une dernière fois avec les membres du quatuor Sine Nomine et le contrebassiste Marc-Antoine Bonanomi. Passé ce raccord, le pianiste disparaît, s'isole dans une loge pour ne rien entendre des autres concurrents. Il faut rester concentré. 2?h?4, vient son tour de jouer. La Truite, qu'il sert avec raffinement, est prodigieusement vivante et inspirée, en regard de l'interprétation plus dure et distante qui en a été proposée juste avant lui par une pianiste russe. C'est comme si on avait affaire à une autre oeuvre, à un autre piano. Le public témoigne de son enthousiasme par des bravos et des applaudissements nourris. En coulisses, commence alors le pire moment de tout le concours: l'attente des résultats. Le dernier des demi-finalistes se produit avant que le jury ne se retire pour délibérer. 22?h?15: les résultats tombent. Trois femmes, dont une Roumaine de 17 ans, sont retenues pour la finale. Dans la salle, on sent de l'étonnement. A l'évidence, le choix ne fait pas l'unanimité. Lucas Blondeel, lui, ne cache pas sa déception devant cet échec qui interrompt sa course au Prix Clara-Haskil. Mais tout ne s'arrête pas là pour autant: dans un mois, il doit donner un important concert. Dès cette semaine, il se remet au travail à Berlin, où il vit et étudie. S'il n'est pas finaliste, il n'en reste pas moins un pianiste prometteur, tout comme plusieurs autres candidats éliminés.

Leo Bolliger; 24heures.ch (11/09/2007)



Lors de sa première participation au Concours en 2003, notre compatriote Lucas Blondeel avait déjà laissé le souvenir d'un musicien raffiné et intelligent. Sentiment confirmé dans le concerto "Jeunehomme" : une rafraîchissante simplicité de l'approche (qui n'empêche pas l'une ou l'autre ornementation de bon aloi), un toucher cristallin, une belle gamme de nuances et ce qu'il faut d'ivresse ou de tendresse selon les cas. Un des plus beaux Mozart de cette session.

Nicolas Blanmont; La Libre Belgique (18/05/2007)



Den ersten Preis gewann der 24-jährige Belgier Lucas Blondeel von der Hochschule der Künste Berlin. Während er in der Soloprüfung mit Beethoven, Chopin, Bartók und Holliger ein breites Feld abgesteckt hatte, präsentierte er sich beim Ensemblespiel als ausgezeichneter Begleiter in Robert Schumanns Liederkreis op. 39. Nachdem er aus der Hand von Henriette Leimer und von Jurypräsident Klaus Linder den Preis entgegengenommen hatte, bedankte er sich mit den ersten drei Sätzen aus Bartóks Tanzsuite, die er ebenso temperamentvoll wie durchdacht vortrug.

Neue Zürcher Zeitung (17/10/2005)



Maandag 22 maart 2004 - Een goede openingscombinatie vrijdagavond in een matig gevulde zaal in de Nieuwe Veste: de piepjonge Belgische pianist Lucas Blondeel (1981) begon met de allerlaatste sonate van een 62-jarige Haydn, en 62 was in die tijd stokoud.

Hij schreef hem in 1794 in Londen, handig inspelend op wat hij daar aantrof: een virtuoze leerlinge van collega en tevens pianohandelaar Clementi en een van diens vol klinkende pianos. Voeg bij dit alles Haydns confrontatie met de totaal nieuwe manier van pianospelen van zijn leerling Beethoven en je hebt de ingrediënten voor deze revolutionaire sonate. Blondeel begon inderdaad fors, maar gaf al gauw blijk van een rijk geschakeerd toucher. Hij was gelukkig zuinig met het pedaal, waardoor er een kristalhelder notenbeeld ontstond. In de finale hield hij het spel vederlicht en tijdens een cadensje bleek hoe hij het publiek recht overeind kreeg door een rust net iets langer aan te houden dan verwacht.

Klasse!

(...)

Debussy's Estampes uit 1903 bestaat uit drie prenten. In Pagodes verwerkte hij voor het eerst de Javaanse muziek die op de Parijse Expo zo'n indruk op hem had gemaakt. In het volgende deel verklankte hij een lome avond in Granada. Deze sfeer lag Blondeel duidelijk. Ongelooflijk hoe Debussy, die maar één keer heel kort in Spanje is geweest, hier het wezen van de Spaanse muziek weet te treffen. In Jardins sous la pluie komen we tussen de notenregen flarden van kinderliedjes tegen.

Blondeel genoot zichtbaar van het Bach-achtig begin van dit stuk en speelde weer glashelder, licht en met een feilloze timing. Hij sloot de avond af met Prokofievs 6e sonate, ontstaan tijdens het hoogtepunt van de Stalinistische terreur. Veel van zijn vrienden "verdwenen". Humor hield Prokofiev overeind en hij was goed in het schrijven van groteske muziek. Dat konden we horen in het tweede deel, een parodie op een militaire mars, die een wrange glimlach oproept.

Het derde deel doet qua sfeer denken aan Prokofievs muziek bij Romeo en Julia, waaruit Blondeel ook een toegift speelde. We horen hier dezelfde unieke mengeling van recalcitrantie en bitterzoete lyriek. In de hels moeilijke finale haalde Blondeel alles uit de kast en daar zit bij hem erg veel in. Het geheel barstte van de ritmische energie; hier is de piano een percussie instrument.

De organisator van Kamermuziek in Breda heeft een fijne neus voor jong talent.

Thijs Bonger; BN/DeStem (22-03-2004)



Avec l'orchestre philharmonique des flandres sous ma direction, monsieur L. Blondeel a exécuté le 2ème concerto de Prokofiev dans la grande salle du Singel à Anvers. Cette oeuvre, véritable catalogue des difficultés les plus ardues de la virtuosité pianistique fut défendue par ce jeune soliste avec une grande vaillance technique et une musicalité bien sentie. Un bel avenir lui est ouvert.

Georges Octors; Lettre du 3 septembre 2003



Het journaal; VRT (16/05/2007)